Préface, ou réponse à cette question que je me suis faite poser par tant de gens avant mon départ : qu’est-ce tu vas faire en Corée? Qu’est-ce que j’irais PAS y faire? Hin, fourré hein?!
À ma septième semaine sans quitter Chiang Mai ne fut-ce qu’une seule fois, bin Félixxx da traveller a pogné les bleus faut croire… Éternel insatisfait? Je vais méditer là-dessus. J’étais malade et je pouvais pas vraiment aller au gym, ce qui faisait que mes journées étaient longues. Rien de grave, rassurez-vous… une combinaison d’un rhume mal guéri, chaleur tropicale, surmenage physique et probablement sous-alimentation aussi. J’étais épuisé, j’allais pas bin, et moi, le Québécois endurci au frette, je me traînais tout pâle d’une place à l’autre en portant une veste de polar et grelottant pendant que tout le monde suait à l’ombre. Hmmm… Après quelques jours de repos et d’énormes repas, j’ai repris du pouel de la bête assez rapidement, mais les journées longues et ennuyantes m’ont amenées à poireauter sur internet, jusqu’à ce que je tombe par hasard sur une offre spéciale de Thai Airways pour un vol aller-retour Bangkok-Busan. Mes doigts ont pianoté un peu sur la souris avant que je clique plus loin, mais quelques minutes plus tard, paf, c’était fait.
Lundi dernier en matinée donc, j’atterris à Busan, deuxième plus grosse ville du pays, située sur la côte au sud-est. J’ai juste 3 jours; il va donc falloir que je fasse du power-tourisme. Je décide d’émerger du métro à une station qui a l’air relativement centrale, et paf, je suis
assailli par le paysage urbain coréen, propre et moderne. J’ai pas déjeuné encore, alors je vais dans un dépanneur, et dans le comptoir déli, je découvre quelque chose qui depuis fait partie de ma liste de ultimate food (avec le pad thai, le reganmian et les œufs à la coque avec du Tabasco) : le gimbap que ça s’appelle. Un rouleau emballé de genre 6 pouces de long qui est composé de riz froid roulé dans une feuille d’algue et avec une garniture à l’intérieur. Imaginez-vous un rouleau de sushi sans le poisson pour vous donner une idée. J’en ai acheté un par curiosité, et cinq minutes après le petit monsieur me voit revenir avec deux autres. C’est simple, délicieux, coûte moins que rien et ça remplit. Je sais pas combien de gimbap j’ai mangé en trois jours mais je dirais 12 ou 15.
Je me promène en ville plus ou moins sans but lucratif, comme le dirait Longpré. J’ai une liste de choses à voir, mais j’ai toute la journée et il est encore tôt. Un moment donné, je cherche des toilettes et on m’indique une arcade. Après avoir fait ma job, je me dis pourquouè pas, et je m’assis à une des
machines question de dépenser quelques pièces de 100 won (10 cennes). J’aime bien les arcades, et le fait qu’en Asie elles sont encore bien vivantes, contrairement à l’Amérique du Nord ou elles sont supplantées par les consoles à la maison. Je joue à un espèce de jeu de combat ou les personnages sont plutôt dignes de mention. Le jeu choisit aléatoirement mon personnage, et ainsi je me ramasse avec une succession d’un ours polaire, un tronc d’arbre avec un chapeau, et une Japonaise qui porte un suit de panda et qui fait des cris de jouissance quand elle gagne un round. Assez dérangeant. Je reach le point d’orgue quand le jeu me donne un kangourou avec des gants de boxe, une kangourou devrais-je dire, car de sa pochette ventrale sort un bébé kangourou, lui aussi avec des gants de boxe.

Je décide de cesser de corrompre mon âme et d’arrêter là. Je passe le reste de la journée à me promener d’une place à l’autre, la ville de Busan a très peu d’attractions touristiques mais je m’en sacre pas mal, je marche et je m’imprègne de l’environnement social de ce nouveau pays, 25e de ma liste. Beaucoup de comparaisons peuvent être faites avec les villes chinoises du nord, à une plus petite échelle évidemment, mais beaucoup de différences aussi. La Corée du sud est un des pays les plus développés au monde, alors tout est désinfecté, impeccable, d’une propreté implacable, surtout leur système de métro. Efficace, celui-ci d’ailleurs, et je l’emprunte plusieurs fois pour traverser le centre-ville. Je visite le marché de poissons, avec son immense éventail de poisson et autres créatures marines étranges frits, crus ou alors vivants, le tout baigné d’une atmosphère fébrile et d’une drôle d’odeur. L’autobus qui donne des tours guidés est hors service le lundi, hmmm je vais donc continuer à marcher. Durant toute la journée, je vois très très peu de Blancs, et donc très peu de non-Coréens. La Corée du sud détient le record de la population la plus homogène au monde, et quant au tourisme, il est relativement minime, comme je le constate. Outre une très minuscule minorité de Nigériens (coudon y sont partout les Nigériens) Filipinos et autres Asiates, qui sont surtout à Séoul, les seuls autres étrangers en Corée sont des profs d’anglais à contrat court terme, et j’imagine qu’ils sont tous au travail alors que je déambule les rues.
Rendu 14h, mine de rien ça fait près de 5 heures que je marche sans arrêt avec mon sac à dos, et j’ai le goût de relaxer un peu. Un des incontournables de la société coréenne est la maison de bains, et la plus grosse du pays est ici-même à Busan. Pour genre 8000 won tu peux y entrer et y rester pour 24 heures, même y dormir si ça te tente. Avis aux voyageurs budget qui ont pas la chienne de roupiller sur un petit matelas sur un plancher de bois! Tu reçois une serviette et un bracelet avec une petite clé électronique pour ton casier, et ensuite tu peux te promener de bain en bain. Il y a la grosse piscine d’eau chaude, mais aussi des saunas, des chutes d’eau, des bains d’eau glacée et un rempli de thé. Je me demande à quelle fréquence ils changent leur thé… J’y reste un bon petit deux heures, et ratatiné à souhait, je prends le métro direction Haeundae Beach, ou ma généreuse hôtesse de Couchsurfing, Ann, m’attend, ayant terminé sa journée de travail. Wow c’est beaucoup de virgules ça. Ann vient de Toronto, mais est d’origine Tamil (Sri Lanka). On socialise et jase, et elle me parle des joies de voyager en Asie en étant une minorité visible (c-à-d pas Blanche). Les locaux pensent qu’elle est des leurs et réagissent drôlement quand ils constatent que c’est pas vraiment le cas, et les autres voyageurs ont peur d’engager la conversation. Hmmm j’avais jamais pensé à ça, c’est vrai que la presque totalité des jeunes voyageurs qui viennent de pays occidentaux sont de la majorité visible. Il y a une étude à faire là-dessus chus certain.
Ann me laisse faire une sieste sur son sofa pendant qu’elle a son cours de coréen, puis m’indique un endroit ou la rejoindre pour aller souper. On va dans un resto de BBQ coréen, une façon bien sympathique d’ingurgiter de la viande et autres cossins, puis on boit de la bière sur la plage en s’échangeant des histoires comiques. La soirée fut bien tranquille overall, puisqu’elle travaillait tôt le lendemain et que moi j’avais également le goût de me lever tôt et d’explorer les villes environnantes. À suivre!
À ma septième semaine sans quitter Chiang Mai ne fut-ce qu’une seule fois, bin Félixxx da traveller a pogné les bleus faut croire… Éternel insatisfait? Je vais méditer là-dessus. J’étais malade et je pouvais pas vraiment aller au gym, ce qui faisait que mes journées étaient longues. Rien de grave, rassurez-vous… une combinaison d’un rhume mal guéri, chaleur tropicale, surmenage physique et probablement sous-alimentation aussi. J’étais épuisé, j’allais pas bin, et moi, le Québécois endurci au frette, je me traînais tout pâle d’une place à l’autre en portant une veste de polar et grelottant pendant que tout le monde suait à l’ombre. Hmmm… Après quelques jours de repos et d’énormes repas, j’ai repris du pouel de la bête assez rapidement, mais les journées longues et ennuyantes m’ont amenées à poireauter sur internet, jusqu’à ce que je tombe par hasard sur une offre spéciale de Thai Airways pour un vol aller-retour Bangkok-Busan. Mes doigts ont pianoté un peu sur la souris avant que je clique plus loin, mais quelques minutes plus tard, paf, c’était fait.
Lundi dernier en matinée donc, j’atterris à Busan, deuxième plus grosse ville du pays, située sur la côte au sud-est. J’ai juste 3 jours; il va donc falloir que je fasse du power-tourisme. Je décide d’émerger du métro à une station qui a l’air relativement centrale, et paf, je suis
Je me promène en ville plus ou moins sans but lucratif, comme le dirait Longpré. J’ai une liste de choses à voir, mais j’ai toute la journée et il est encore tôt. Un moment donné, je cherche des toilettes et on m’indique une arcade. Après avoir fait ma job, je me dis pourquouè pas, et je m’assis à une des
Je décide de cesser de corrompre mon âme et d’arrêter là. Je passe le reste de la journée à me promener d’une place à l’autre, la ville de Busan a très peu d’attractions touristiques mais je m’en sacre pas mal, je marche et je m’imprègne de l’environnement social de ce nouveau pays, 25e de ma liste. Beaucoup de comparaisons peuvent être faites avec les villes chinoises du nord, à une plus petite échelle évidemment, mais beaucoup de différences aussi. La Corée du sud est un des pays les plus développés au monde, alors tout est désinfecté, impeccable, d’une propreté implacable, surtout leur système de métro. Efficace, celui-ci d’ailleurs, et je l’emprunte plusieurs fois pour traverser le centre-ville. Je visite le marché de poissons, avec son immense éventail de poisson et autres créatures marines étranges frits, crus ou alors vivants, le tout baigné d’une atmosphère fébrile et d’une drôle d’odeur. L’autobus qui donne des tours guidés est hors service le lundi, hmmm je vais donc continuer à marcher. Durant toute la journée, je vois très très peu de Blancs, et donc très peu de non-Coréens. La Corée du sud détient le record de la population la plus homogène au monde, et quant au tourisme, il est relativement minime, comme je le constate. Outre une très minuscule minorité de Nigériens (coudon y sont partout les Nigériens) Filipinos et autres Asiates, qui sont surtout à Séoul, les seuls autres étrangers en Corée sont des profs d’anglais à contrat court terme, et j’imagine qu’ils sont tous au travail alors que je déambule les rues.
Rendu 14h, mine de rien ça fait près de 5 heures que je marche sans arrêt avec mon sac à dos, et j’ai le goût de relaxer un peu. Un des incontournables de la société coréenne est la maison de bains, et la plus grosse du pays est ici-même à Busan. Pour genre 8000 won tu peux y entrer et y rester pour 24 heures, même y dormir si ça te tente. Avis aux voyageurs budget qui ont pas la chienne de roupiller sur un petit matelas sur un plancher de bois! Tu reçois une serviette et un bracelet avec une petite clé électronique pour ton casier, et ensuite tu peux te promener de bain en bain. Il y a la grosse piscine d’eau chaude, mais aussi des saunas, des chutes d’eau, des bains d’eau glacée et un rempli de thé. Je me demande à quelle fréquence ils changent leur thé… J’y reste un bon petit deux heures, et ratatiné à souhait, je prends le métro direction Haeundae Beach, ou ma généreuse hôtesse de Couchsurfing, Ann, m’attend, ayant terminé sa journée de travail. Wow c’est beaucoup de virgules ça. Ann vient de Toronto, mais est d’origine Tamil (Sri Lanka). On socialise et jase, et elle me parle des joies de voyager en Asie en étant une minorité visible (c-à-d pas Blanche). Les locaux pensent qu’elle est des leurs et réagissent drôlement quand ils constatent que c’est pas vraiment le cas, et les autres voyageurs ont peur d’engager la conversation. Hmmm j’avais jamais pensé à ça, c’est vrai que la presque totalité des jeunes voyageurs qui viennent de pays occidentaux sont de la majorité visible. Il y a une étude à faire là-dessus chus certain.
Ann me laisse faire une sieste sur son sofa pendant qu’elle a son cours de coréen, puis m’indique un endroit ou la rejoindre pour aller souper. On va dans un resto de BBQ coréen, une façon bien sympathique d’ingurgiter de la viande et autres cossins, puis on boit de la bière sur la plage en s’échangeant des histoires comiques. La soirée fut bien tranquille overall, puisqu’elle travaillait tôt le lendemain et que moi j’avais également le goût de me lever tôt et d’explorer les villes environnantes. À suivre!
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