samedi 26 septembre 2009

Sea, sun, spicy food, sex et saoulage

Dès mon arrivée à Ao Nang, j’avais la maudite crisse de toune plate dans tête. Je pense qu’elle est de Michel Rivard. « Je voudrais vouâââr la meeeeeeeeeeeer… » Je sais pas trop pourquoi, parce qu’elle était drette en face de moi et ce, dès que la petite vanne nous dépose. Nous, inclut genre trois couples et moi. Quasiment tous les jeunes touristes voyagent en couple ici faut croire.
Ao Nang est une des plages les plus populaires de la province de Krabi, dans le sud. Drette sur le bord de la mer Andaman, ses falaises et ses îles rocheuses à couper le souffle. Ce fut un des endroits durement touché par le tsunami (de 2004? Est-ce bien ça), et partout on voit des pancartes d’avertissement et de routes d’évacuation. Je suis perplexe; la mer Andaman est à l’ouest de la Thaïlande, et moi je pensais que le tsunami venait de l’est. Après toute, tsunami est un mot japonais non? Je me pose trop de questions pour un gars en vacances.

Après avoir sécurisé une jolie chambre et mangé mon déjeuner, je vais mariner dans l’eau salée et les vagues, à 20 mètres de ma porte. C’est quelque chose que je vais faire beaucoup durant les jours suivants. Ça et dormir. Et me trouver de la « compagnie », je pense que c’est une excellente place pour ça. J’adore déjà Ao Nang.

Quand je suis revenu à Bangkok, et après avoir dîné avec un de mes chums, Markus, venu me chercher à l’aéroport, j’étais encore en dilemme. Nous étions le 3 septembre, une journée avant la pleine lune. Ça veut dire fuckall, à moins d’être un loup-garou, un crétin qui croit en l’astrologie, ou alors en vacances en Thaïlande. Tout le monde connaît le célèbre Full Moon Party de Koh Phangan, et tous ceux qui sont allé assurent unanimement que c’est le plus gigantesque shit-show de débauche auxquels ils ont jamais participé. J’ai entendu des nombres du genre 20 000 personnes sur une plage, avec tous les ingrédients pour faire un sale party. Bon timing? C’est évidemment de quoi auxquel je me suis fixé objectif de prendre part éventuellement; mais pour l’instant, mon voyage jusqu’en Corée and back m’a laissé en déficit de sommeil intense. J’ai plus le goût de relaxer. De plus, je suis seul. C’est plus de quoi que j’aimerais expérimenter avec une gang.

Il s’adonne que justement, Ao Nang est bien relax, et y a pas mal moins de monde que je pensais. Serait-ce dû au Full Moon Party autour duquel la plupart des jeunes touristes centrent leur périple? La fin de l’été? Peut-être bin. Certainement pas au manque de beauté du paysage en tout cas. La route longeant la plage s’arrête abruptement à un gigantesque mur rocheux surplombé de palmiers avant de courber et rejoindre la ville « McDo Starbucks et compagnie » de bien peu d’intérêt. Le bleu de la mer se perd dans l’horizon, avec quelques îles aux falaises à pic. Le soir, à marée basse, je déambule sur la plage avant de tomber sur un match de soccer. Quoi, si je veux vous joindre, me demande non-verbalement un jeune gaillard musclé dont la blancheur du sourire est accentué par la couleur brun sofa de cuir de sa peau? Bin certain.

Mes comparses sont pas des Thaïs, mais des Dai, une autre ethnie locale. Ce sont eux les indigènes de la place, et la plupart sont musulmans. Je suis jamais allé au Moyen-Orient ou en Afrique, mais pourtant j’ai rencontré des communautés musulmanes à deux coins complètement opposés de l’Asie : dans le nord-ouest de la Chine, et ici, dans le sud de la Thaïlande. En Malaisie aussi, bin sûr. C’est dire à quel point l’islam est omniprésent.

Il y a une mosquée assez impressionnante un peu en dehors de la ville, que j’aperçois alors que je me promène en moto. Bien vite, je suis dans l’arrière-pays, à serpenter dans la jungle et les cabanes en bambou. On entend souvent dans les guides de voyage l’expression « hors des sentiers battus », bin des fois faut le prendre au sens propre. Je suis une route qui, en raison de la saison des pluies, devient vite un gigantesque champ boueux. C’est bien amusant de faire des broadsides avec mon scooter loué, mais je doute qu’il soit fait pour ça, ni pour traverser des ruisseaux à gué. Je vais le rentabiliser mon 200 baht. J’arrête manger à un petit shack, et je découvre un autre item de ma liste de ultimate food : un riz au poulet et chilis, cuit dans une moitié d’ananas. Wow.

Le relativement petit nombre de touristes n’a pas que des avantages, cependant; le moyen de transport officiel de ce coin de pays est le long-tail boat (bateau à… hmmm oubliez la traduction), dû au fait que les îles et plusieurs péninsules même sont inatteignables par voie terrestre. Il s’adonne que ces bateaux quittent pas avant d’être pleins, et que des fois ça prend du temps avant que sept autres passagers se pointent. Je veux aller à Railey, et ça adonne que je vais devoir attendre une journée de plus vu qu’il se fait tard et qu’il pleut. Il pleut à chaque jour, mais heureusement juste pour une courte durée de temps. Ce qui veut dire, arrange-toi pour être à l’abri, parce que c’est un lac qui tombe du ciel!

Mais bon, le lendemain je me pointe plus tôt et cette fois ça prend juste quelques dizaines de minutes avant que le bateau ne parte. La courte naviguée nous amène jusqu’à Railey Beach, superbe péninsule rocheuse. Wow. On passe les parois d’escalades et les shacks en bambou de Tonsai Beach, puis on arrive à Railey West dans un paysage idyllique.
Baon… on descend de notre balloune vite en sacrament. Entre la plage et le point de débarcadère du bateau, il y a un resort de vacances pour riches grassouillets, surélevé par un petit muret. Vu que la marée est très haute en ce milieu d’après-midi, les vagues tapent violemment le dit muret, ce qui rend impossible de marcher sur la plage sans se faire soaker jusqu’à la ceinture et même plus. Pas de problème, quand on peut marcher sur le petit muret, non? Bin c’est pas de l’avis du maigrichon gardien mange-marde en uniforme. Résultat : un passeport aux pages collées ensemble, et toute l’écriture de mon petit notepad transformé en grosse tache bleu pâle. Railey West abrite la vraie belle plage, mais sinon juste des bungalows haut de gamme et très très hauts de prix. Le hangout pour voyageurs pauvres tels que moi-même est de l’autre bord de la péninsule, à Railey East. Dû à la marée haute encore une fois, il faut longer les bâtiments et patauger dans un mélange fucking dégueulasse de bois pourri et de déchets apporté par les vagues. Ça commence mal.
… mais ça se continue bien. Je me dépêche à trouver une chambre, me changer et ensuite retraverser pour aller me pitcher dans les vagues. L’eau est claire, agitée, chaude, mais presque personne se baigne. J’la pogne pas, mais c’est pas comme si je m’en sacrais pas non plus. Je passe le plus clair de ma journée à nager, explorer les environs, et jaser avec d’autres voyageurs. Il y a un véritable Chinois, que j’avais rencontré sur le boat, et une Américaine qui travaille à Beijing. Ils voyagent ensemble, mais je sais pas si ils sont un couple, si oui c’en est un bizarre. Je jase en chinois avec eux en sirotant un drink sur le bord de la plage, et hey, chus encore bon en mautadit. Je suis capable de jaser en thaï aussi, mais mon chinois est à des années-lumières devant. Faut dire j’avais plus de pratique en Chine, et des cours gratuits. J’avais pensé à prendre des cours à Chiang Mai, mais c’est quand même cher. Faudrait bien je me trouve une « tutrice » qui pourrait m’enseigner sa langue, et l’aventurer aussi.

Le soir venu, je me tape un festin avec un steak de barracuda, une grosse brochette de viande, une patate au four et un blé d’inde au complet. Ce fut un autre cas ou j’ai été agréablement déçu, ou peu importe comment on dit ça : en voyant les prix, je me suis dit « Wow, c’est bin pas cher, les portions doivent être minuscules » et donc commandé deux assiettes, qui s’avèrent être bien généreuses. Chus plein.

Je prends une marche de digestion, question aussi de trouver de quoi à faire et des gens avec qui niaiser, préférablement pas des couples. Plus tôt durant la journée, un Américain m’avait demandé si je connais Monsieur Chi, le tatoueur de la place. « Hey, this guy’s got tattoos, he should know! » Désolé man, ton raisonnement est quelque peu sensé, mais j’ignore ou est le shack de ce Monsieur Chi, que lui répondis-je, penaud. Bin là vlà-tu pas que je passe devant une petite cabane d’ou émane de la musique reggae et un parfum âcre qui m’est pas inconnu ni désagréable, et qu’à l’intérieur se trouve, assis sur une chaise longue, ce même hurluberlu! Monsieur Chi, un solide gaillard à la peau brune tatouée presque à grandeur, est à ses côtés en train de performer son art. Il utilise pas de machin électrique, juste un petit bâton de bambou qu’il trempe dans l’encre. Ouch. Supposément que ça fait plus mal, mais que la peau enfle moins. Matt, c’est son nom, est un bien agréable individu avec qui je passe quelque temps à discuter, boire des bières Chang bien froides et fumer quelques cigarettes qui font rire, gracieuseté de Monsieur Chi.
D’ailleurs, les gens du type de ce Monsieur Chi rendent perplexe et font se poser plein de questions à Félixxx le voyageur sociologue de fin de semaine. Il s’adonne que la péninsule de Railey en est pleine, de ces étranges individus culturellement hybrides. Ils sont brun foncé et asiatiques, mais arborent les longs dreads ou chapeaux mous jamaïcains en laine. Malgré le fait qu’ils sont 0% antillais, ils semblent vouloir montrer leur appartenance à cette culture, ne fut-ce qu’avec les couleurs jaune, vert, noir ou la musique reggae omniprésente. Drôle de sous-culture…

Sinon, bin je me fais d’autres chumettes assez rapidement. Il y a Myriam, une Allemande, et quatre Israéliennes avec des drôles de noms : Nafeer, Oritz, Rotem et Yara. Et il y a de quoi que je pogne vraiment pas : trois d’entre elles ont les cheveux bruns foncés légèrement frisés, la peau olive, et des caractéristiques faciales plutôt proche-orientales, alors que l’autre a la peau blanche feuille de papier et des cheveux blonds. C’est sûrement moi qui est un peu ignorant à ce sujet, heille après toute j’ai jamais vu une seule Israélienne avant. Mais à part de tsa, elles sont de bonne compagnie et pas mal drôles même. On est là, comme les seuls six clients d’un bar de la plage, à faire des demandes spéciales au monsieur qui joue de la guitare.
J'ai l'air un peu saoul sur la photo, c'est parce que je le suis.

8 commentaires:

Ruben a dit…

Hey Felix,

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Cheers

Ruben (and Evan)

Anonyme a dit…

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