mercredi 27 mai 2009

Sociopathe, moi?!

Je vous préviens, mon blog va devenir tiede pas a peu pres dans le mois a venir. Le gouvernement chinois ayant bloqué completement tous les sites affiliés avec blogspot.com, je dois accéder a mon compte avec un proxy (pour ceux qui connaissent rien aux ordinateurs, comme moi, un proxy c'est un genre de tunnel de prisonnier pour snuggler de la cocaine, des armes, des vulves en plastique et autres choses interdites sous la barriere). Ca fonctionne, mais bon, le tunnel est trop petit pour y faire passer de plus grandes choses. Analogie mise a part, ca veut dire que je peux pas uploader de photos. Dommage, j'en ai des belles...

Ma vie va encore superbement bien, je suis vraiment heureux et excité par mon futur proche et aussi mon présent. J'ai participé le week-end dernier a des voyages et autres activités en grand groupe pour... hmmm... la premiere fois de ma vie ou presque. Je pense que c'est vraiment pas pour moi... je me rappelle avoir toujours eu de la misere avec les activités organisées avec plus d'une poignée d'individus.

Félix: Heille man, ca te tente-tu d'aller manger des wings lundi, 5 piasses all you can eat.
I.: Wow! Ou ca?
Félix: Le Pour House, dans le marché.
I.: Cool! J'vais etre la. J'vais demander a Sincennes aussi, chus sur qu'y va etre down.
Félix: Arrivez pas tard. Ca se remplit vite. 18h30 est idéal. Ensuite, y a un line-up d'Ontariens jusqu'a porte.
*lundi roule. les deux dudes sont la a l'heure. une hécatombe de poulet s'ensuit*

Félix: Heille man, ca te tente-tu d'aller manger des wings lundi, 5 piasses all you can eat.
T.: Wow! Ou ca?
Félix: Le Pour House, dans le marché.
T.: Cool! J'vais etre la. J'vais également demander a tout le monde que je connais, peu importe le degré d'affinité qui nous lie.
Félix: Euh... ok... mais c'est petit, y a pas grand tables, et arrivez pas tard. Ca se remplit vite. 18h30 est idéal. Ensuite, y a un line-up d'Ontariens jusqu'a porte.
*lundi roule. Félix se pointe a 18h30 et s'assit a une grosse table ronde, une des deux seules et se commande une biere. il regarde la pre-game des Maple Leafs en sirotant sa biere. une jolie serveuse lui demande poliment d'aller s'assir au comptoir, Félix répond qu'il attend des amis. les Ontariens sus-dits commencent a remplir l'endroit, certains s'asseyant par groupes de 6 ou 7 a des petites tables, regardant d'un oeil croche le dude seul a une table a 10, sirotant sa deuxieme Murphys en regardant le match d'une équipe de hockey qu'il hait. la premiere période du match bien déviargée, T. se pointe finalement avec une trallée d'individus, certains étant sympathiques. certain(e)s chialent que les items non-ailes de poulet du menu sont chers, certain(e)s chialent pour je sais pas quoi, certain(e)s suggerent de changer d'endroit, nonobstant le fait que ESTI c'est moi qui a planifié cette soirée. la plupart passent le gros de leur temps le cell en main, en train d'envoyer des textes messages. Félix mange ses wings silencieusement en fulminant intérieurement.*

Ah que j'aime chialer... je dis souvent que la vie est comme un gel d'électrophorese (une manipulation en biochimie analytique permettant de déterminer le nombre d'acides aminés dans une chaine quelconque (enzyme ou protéine) grace a sa vitesse de migration sur une plaquette de gel posée sur une plaque avec des électrodes)... les gros groupes migrent calissement plus lentement.

C'est la meme chose, il semble, pour n'importe quelle activité sociale. En tres petits groupes, non seulement y a moins de chances que l'un des membres soit un dipshit fuckface briseur de plans non-ponctuel, mais aussi, fait non négligeable, le pouvoir décisionnel (aussi appelé "Lead, Follow, or Get the fuck out of the way") est appliqué. Face a un dilemme ou la nécessité d'organiser de quoi, y a habituellement quelqu'un qui décide en premier (et je parle pas d'imposer sa vision au détriment des autres, mais juste de prendre une décision). Dans un gros groupe, tout le monde Get the fuck out of the way et c'est le chiard.

En gros traitez-moi de sociopathe fini si vous voulez, mais meme si j'aime pas les gros groupes et le niaisage qui s'ensuit, j'adore quand meme socialiser et interagir avec d'autres individus. Et puisque votre but, cher(e)s groupies, en me lisant, c'est pas d'avoir une analyse du comportement social humain (je laisse ca aux étudiants en psychologie hihihihahaha étudiants en psychologie) ou de m'entendre chialer, mais bien d'entendre mes histoires (qui, évidemment, sont un peu liées a ce dont je viens de parler). Donc voici:

Samedi d'il y a deux semaines, Brendan, moi-meme et Liu Ming Li on est allé voir une autre partie du Henan Jianye (l'équipe de soccer, pour ceux qui ont oublié) contre l'équipe de la province de Shaanxi. Je me demande si je suis le premier Blanc a etre allé a 3 games de la Chinese SuperLeague en deux mois. La partie était égalisée 1-1 la majorité du temps, mais vers la fin, Henan ont compté. Le stade au complet était en feu, avant que le but ne soit annullé vu qu'il avait été compté une seconde apres la fin du match... Les fans de Shaanxi, avec leur affreux gilet jaune, jubilaient que leur team de marde puisse scorer une nulle et ainsi monter en 12e place de la ligue.

Le lendemain, je suis allé visiter le village natal de Lili. Une de mes collegues/amie, Rose, s'est jointe au groupe, pour rendre le tout moins "awkward" (les parents de Lili ne savent pas qu'elle a un handsome 外国男朋友)... Son village est a une demie-heure de Gongyi downtown en autobus, dans les collines. En fait, c'est plus une petite ville qu'un village en tant que tel, mais située dans un paysage idylliquement joli. Encore une fois, j'encule le ministere de la désinformation de la République Populaire de Chine qui bloque l'internet et m'empeche de mettre des photos...

Ses parents étaient occupés, vu que dimanche est jour de marché, tous les fermiers sont sur la rue principale du village a vendre leurs produits. On est donc allé visiter sa soeur, qui est la coiffeuse du village. Nous avons passé la journée a chiller avec le neveu (8 ans) et la niece (3 ans), se promener dans les montagnes, et explorer les environs. Une bien jolie journée.

Vous voyez, ce week-end fut bien occupé et sans arriere-gout, du au fait que j'étais avec un tres petit groupe de gens qui savent prendre des décisions.

Vendredi dernier, Lili m'a convié a un souper de fete d'un de ses amis, ce a quoi je me suis empressé de dire oui. Il fallait que je les rejoigne a 18h, ce qui veut dire que je dois écourter ma game de basketball et prendre une douche éclair... ce qui serait pas tant un inconvénient si le reste de la soirée était pour se dérouler sans brettage de niveau 8. Je les rejoins downtown, je stationne mon bike et on attend. On attend. On attend. L'ami a Lili semble sympathique, mais il jase pas ben gros avec moi, trop occupé a faire l'amour oral a son téléphone cellulaire. Continuellement! On attend son "grand frere" (ce qui en Chine, peut dire autant ami que cousin ou réel frere). Avant qu'il dise "OK on va le rejoindre ailleurs! GO! GO! GO! on prend un taxi!". Yes, brettage is over!!! Guess again, Liu Tao Tao. On fait juste aller a une autre place downtown et attendre dehors. Le temps passe, je commence a etre irritable, et je dis a Lili "Hey, si a 19h on est pas en route, je décalisse, j'achete une chaudiere de KFC pis une grosse biere pis je mange seul!". Elle approuve mon mécontentement, mais en tant que Chinoise, semble plutot habituée a ces soirées fucking mal organisées ou l'hote passe son temps a jaser au cellulaire en marchant des allers-retours sur le trottoir. Tout a coup, il revient en sprintant et criant d'un air paniqué "GO! GO! GO! TAXI! TAXI!" Je pete ma coche. Quess qu'on crisse a attendre ici depuis une heure si on attend PAS apres quelqu'un?!?!?!?! Gnaaaaaaaaaa... j'essaie de faire disparaitre ma baboune, question que l'ami a Lili arrete de s'excuser toutes les trois secondes.

Apres la longue ride de taxi (suivie de, devinez quoi, d'autre attente), on est finalement attablés dans le restaurant a se gorger de toute la sublime bouffe chinoise qui arrive sans cesse. On est six en tout, et un moment donné, je dis de quoi en chinois et une fille comprend pas. Tous les quatre autres chinois lui répetent a l'unisson ce que j'ai dit. Je commence a faire des jokes a son sujet, a lui demander si elle comprend le chinois ou non, tsé, peut-etre elle est coréenne, cantonaise, ou alors japonaise. Un silence super inconfortable s'ensuit et tout le monde me regarde d'un air bizarre. Lili me grab le triceps et me dit d'un air ferme, en anglais: "She is NOT a Japan. OK?". C'est bon, c'est bon, scusez, j'avais oublié les relations tendues et complexes (autant complexe que "haine unilatérale" puisse etre) qu'ont les Chinois avec leurs voisins d'en face. Faut dire que si y avait un pays qui avait tué genre 30 millions de Québécois il y a 60 ans, je pense que j'en aurais sur le coeur encore un peu.

Outre cet incident, j'étais bien joyeux durant le repas et ensuite. J'adore socialiser, c'est juste la bullshit que j'aime pas.

Le lendemain, je me suis levé avant 6 heures pour aller sur un autre périple. Davey et sa classe organisent un voyage d'une journée a un endroit nommé Baligou (八里沟), a 2 heures et demi de Gongyi en bus et m'ont demandé de les joindre. Puisque de un, Davey est un de mes bons chums, de deux, Baligou ca a l'air vraiment joli et de trois, le groupe de Davey regorge de jeunes et jolies Chinoises, I'm in.

Maudite marde qui fait que je peux pas mettre de photos!!! Vous les checkerez sur Facebook, bon. Des mots ne peuvent rendre justice a la beauté du paysage qui nous entoure quand le bus commence a serpenter les étroites routes montagneuses. Je suis salement impressionné par les pics rocheux étroits qui pointent vers le ciel, et par la végétation luxurieuse partout.

On passe le grand portail, traverse un long pont, et je suis plutot fébrile a l'idée de découvrir tous ces petits sentiers. J'évalue mentalement les distances des gros pics environnants et me questionne sur la possibilité de s'y rendre et advenant le cas contraire, bin, comment vaincre la possibilité et trouver une place skecth ou grimper. Je me retourne pour demander de quoi a Davey et... batarnaque. Ils sont déja 200 metres derriere, massés devant le grand portail, a se prendre en photo mutuellement a qui mieux mieux. Ca va pas mal etre l'histoire de ma journée. A chaque petite cascade, chaque escalier de roche, chaque arbustre, les étudiants s'arretent et le prennent en photo sous tous les angles en faisant des poses. Ca prend pas grand temps que je me sépare du groupe et que je me trouve d'autres amis. Davey arrete pas de me faire de la pression psychologique en me disant que cette fois, ils vont pas s'arreter apres 25 metres, enlever leurs souliers et patauger devant la minuscule cascade en mitraillant des photos. 26 metres plus tard, je suis assis sur le bord de la route en me disant maudit batard, j'apprends pas de mes erreurs!

Apres un avant-midi complet de ce petit jeu de serpentin, il est temps de manger. Apres le clusterfuck total pour ce qui est de trouver un spot de pic-nic pour un si gros groupe (pas qu'il manquait de place, c'est juste que certains ou certaines refusaient tout endroit qui ne ressemble pas a une oasis paradisiaque), un des membres du groupe shake sa touffe de cheveux bruns frisés avant de gueuler en chinois tout croche "nous ici manger, maudit" puis de s'assir dans l'herbe, enlever ses souliers et sortir son lunch de son sac a dos. Comme Mao Ze Dong a déja dit, "Chie, ou décrisse d'la bolle". Devant une telle prise de décision, les Chinois décontenancés s'assoient éparses et commencent le gros pic-nic commun. C'est bien cool, et j'ai gouté a pleins de snacks chinois tout aussi délicieux que salés et surement mauvais pour la santé.

Rassasiés, on continue notre marche jusqu'a une tres tres grande chute d'eau. Un espece de tunnel creusé par l'érosion (ou des esclaves chinois, chus vraiment pas sur), permet de se rendre derriere la chute, c'est bien cool. Le sentier que l'on emprunte est une grosse boucle, ce qui est plutot sympathique vu qu'on a pas a revenir au point de départ par exactement le meme chemin, mais qui est plutot poche puisque le chemin de retour est beaucoup moins spectaculaire que l'arrivée. C'est juste une route, avec des tites vannes 10 places qui dévalent la pente a toute vitesse en klaxonnant, transportant les touristes plus riches et/ou paresseux.

Le retour se fit... bin... sans histoire. Une autre superbe attraction touristique naturelle de visitée, j'ai "quand meme" eu du fun, mais la prochaine fois, je ditch tout le monde drette au départ. C'est dit.

EDIT: J'y ai pas pensé, mais vu que je peux pas uploader mes propres photos, je peux quand meme en trouver pour vous. Checkez le site suivant, y en a des jolies.
http://www.baligou.net.cn/

1 commentaire:

Anonyme a dit…

A tu penser a envoyer des photo a quelqu'un ici (genre ton amis martin) et lui donner ton login pour qu'ils les mettent sur ton blog a ta place.

martin