Ces derniers jours, j'étais plutot occupé, a cause des examens finaux, de mon départ imminent et des responsabilités que ca incombe. Certains adieux ont été quelque peu déchirants (j'avais pas pleuré depuis longtemps), mais bon, meme si c'est le mode de vie que j'ai choisi, c'est dur de s'y faire.
J'avais mes plans de voyage bin enlignés cependant; et la chus sua track bin comme faut. Vendredi soir, j'eus (ou je pris) l'honneur d'etre le premier prof de Chenggong College a sacrer son camp, et a 18h48 j'étais en route vers l'ouest. Ma destination finale était Yinchuan, dans la lointaine province de Ningxia, mais puisque y avait pas de train direct, j'avais une escale de 4 heures a XiAn, un gros hit touristique célebre entre autres pour les Guerriers en terre cuite. Pour une raison quelconque, la ville m'intéressait pas plus qu'il faut, et avec 3 semaines a mon visa, j'ai décidé de pas m'y attarder.
Je pensais naivement, cependant, que les 4 heures que j'y passerais (de minuit a 4 heures du matin) serait agréables, et que je pourrais me balader de nuit sur les célebres murs d'enceinte de la vieille cité. Guess again, l'acces est fermé pour la nuit, et les travailleurs de la gare me disent que la pagode située pas trop loin (que j'avais déja vue en photo, et qui semblait pas mal impressionante) est "meiyou deng", pus éclairée a cette heure tardive. J'ai donc pris une tite marche dans les rues, mais y a absolument fuckall a faire autre que se faire harceler par les vautours qui manquent pas dans ce trou a tourisses, meme a 2 heures du matin.
J'avais pas de siege assigné pour la ride de 16 heures qui s'ensuit; mais comme d'habitude, je m'en suis trouvé un pareil. Les longues rides sur des sieges durs comme du bois me font pus peur depis longtemps, surtout quand j'ai des grosses cannes de biere allemande comme celles que ma collegue Rose m'a donné. Le train progresse lentement mais surement dans le nord de la province de Shaanxi, puis dans ce morceau de casse-tete dépareillé qu'est le Ningxia. A ce point, le paysage est rendu intéressant a souhait, borderline désertique.
Mon train était du pour arriver a 20h08, et fut drette a l'heure. J'étais appréhensif un peu, car je pensais qu'il ferait noir, ou sombre, a ce point-la, et que ce serait plus dur un peu de trouver un hotel. Bon, premierement, on était le solstice d'été, et deuxiemement, un petit détail croustillant que j'avais oublié: dans les pays normaux, il y a des fuseaux horaires, mais en Chine, neunon. Dans le 3e pays le plus vaste au monde, tout est a la meme heure, logiquement celle de la cote est. Yinchuan étant située grossierement a mi-chemin entre Beijing et le Kazakhstan, elle devrait logiquement avoir 1 ou 2 heures de décalage horaire, mais non! La noirceur tombe donc pas avant 21h30 environ. Pratique.
Mon voisin dans le train, un Miao (une des minorités ethniques de Chine, aussi trouvés dans les montagnes du Vietnam et du Laos) originaire de la province de Hunan, m'aide a trouver un hotel pas cher a proximité. 30 kuai la nuit, faut pas s'attendre a du luxe, mais le luxe c'est pour les teupettes. Une grosse assiette de nouilles plus tard, chus dans mon litte.
Bien reposé, je me tape un petit jogging qui me mene dans un des parcs de la ville, avant de déjeuner. Ma premiere destination était 西夏王陵, et les informations pour y aller furent ramassées sur des sites internet pas toujours détaillés. Je trouve finalement ou prendre le maudit bus numéro 17, et un peu plus tard, chus rendu completement en dehors de la ville. La vue de la chaine de montagnes Helan shan me coupe le souffle.
J'avais mes plans de voyage bin enlignés cependant; et la chus sua track bin comme faut. Vendredi soir, j'eus (ou je pris) l'honneur d'etre le premier prof de Chenggong College a sacrer son camp, et a 18h48 j'étais en route vers l'ouest. Ma destination finale était Yinchuan, dans la lointaine province de Ningxia, mais puisque y avait pas de train direct, j'avais une escale de 4 heures a XiAn, un gros hit touristique célebre entre autres pour les Guerriers en terre cuite. Pour une raison quelconque, la ville m'intéressait pas plus qu'il faut, et avec 3 semaines a mon visa, j'ai décidé de pas m'y attarder.
Je pensais naivement, cependant, que les 4 heures que j'y passerais (de minuit a 4 heures du matin) serait agréables, et que je pourrais me balader de nuit sur les célebres murs d'enceinte de la vieille cité. Guess again, l'acces est fermé pour la nuit, et les travailleurs de la gare me disent que la pagode située pas trop loin (que j'avais déja vue en photo, et qui semblait pas mal impressionante) est "meiyou deng", pus éclairée a cette heure tardive. J'ai donc pris une tite marche dans les rues, mais y a absolument fuckall a faire autre que se faire harceler par les vautours qui manquent pas dans ce trou a tourisses, meme a 2 heures du matin.
J'avais pas de siege assigné pour la ride de 16 heures qui s'ensuit; mais comme d'habitude, je m'en suis trouvé un pareil. Les longues rides sur des sieges durs comme du bois me font pus peur depis longtemps, surtout quand j'ai des grosses cannes de biere allemande comme celles que ma collegue Rose m'a donné. Le train progresse lentement mais surement dans le nord de la province de Shaanxi, puis dans ce morceau de casse-tete dépareillé qu'est le Ningxia. A ce point, le paysage est rendu intéressant a souhait, borderline désertique.
Mon train était du pour arriver a 20h08, et fut drette a l'heure. J'étais appréhensif un peu, car je pensais qu'il ferait noir, ou sombre, a ce point-la, et que ce serait plus dur un peu de trouver un hotel. Bon, premierement, on était le solstice d'été, et deuxiemement, un petit détail croustillant que j'avais oublié: dans les pays normaux, il y a des fuseaux horaires, mais en Chine, neunon. Dans le 3e pays le plus vaste au monde, tout est a la meme heure, logiquement celle de la cote est. Yinchuan étant située grossierement a mi-chemin entre Beijing et le Kazakhstan, elle devrait logiquement avoir 1 ou 2 heures de décalage horaire, mais non! La noirceur tombe donc pas avant 21h30 environ. Pratique.
Mon voisin dans le train, un Miao (une des minorités ethniques de Chine, aussi trouvés dans les montagnes du Vietnam et du Laos) originaire de la province de Hunan, m'aide a trouver un hotel pas cher a proximité. 30 kuai la nuit, faut pas s'attendre a du luxe, mais le luxe c'est pour les teupettes. Une grosse assiette de nouilles plus tard, chus dans mon litte.
Bien reposé, je me tape un petit jogging qui me mene dans un des parcs de la ville, avant de déjeuner. Ma premiere destination était 西夏王陵, et les informations pour y aller furent ramassées sur des sites internet pas toujours détaillés. Je trouve finalement ou prendre le maudit bus numéro 17, et un peu plus tard, chus rendu completement en dehors de la ville. La vue de la chaine de montagnes Helan shan me coupe le souffle.
Je grab un taxi, question de couvrir les quelques kilometres jusqu'au terminus du bus 17. Good, le bus arrive, et fait le rond-point. Il m'a vu. Je marche vers lui, et il se met en marche... avant de me dépasser! Je cours en faisant signe au chauffeur, qui me pointe l'arret devant lui, incidemment a 1 kilometre a l'horizon en cette route de campagne. L'esti de rat. Je lache un cri de mort. Soudain, le taxi dont je viens de sortir se pointe, et la conductrice me pointe la porte du passager. Je saute dedans, et elle clanche jusqu'a l'autobus avant de lui faire une queue de poisson, le forcant a s'arreter brusquement. Pour rajouter a l'effet, je reach par dessus son avant-bras et je lache un coup de klaxon d'un bon 8 secondes. Tsé, mon mécontentement s'exprimera pas tout seul... Je remercie cordialement la chauffeuse de taxi (en chinois), et j'envoie chier tout aussi cordialement le chauffeur d'autobus by-the-book moé l'sac du calisse (en québécois).
Le reste de ma journée hébin... j'ai mangé des nouilles, bu de la biere, pogné des sales coups de soleil, marché en masse, visité un zoo pour la somme modique de 15 yuan (y avaient des singes!!!) et... c'est ca.
Le lendemain, j'avais en tete (dure) d'aller visiter la Grande Muraille. Hé oui, meme a des milliers de kilometres dans les terres, le Mur continue, et passe a quelques dizaines de kilometres d'ici. L'infrastructure touristique est pas super dveloppée dans cette province peu visitée, surtout pas pour les laowai... avec mes bribes de chinois, je comprends que faut j'aille a la station de bus de l'ouest et de la, que je demande d'aller a 三关口 (Sanguankou). Mission accomplie, meme si j'ai affronté nombre de faces de "stu vas faire la?!" quand je disais ma destination. Euh... aller visiter le Great Wall peut-etre? L'attraction touristique numéro un de Chine? Alloooo?
Le bus voyageur roule, roule, passe les mausolées que j'ai visités la veille, avant de pogner une autoroute qui longe les montagnes. Tout a coup, on me fait signe, "Hey, Sanguankou, c'est la". Je sors du bus, et je comprends soudainement toutes ces faces en point d'interrogation. Je suis vraiment dans le milieu du nowhere, comme on dit en bon Outaouayen. Il y a des montagnes a ma droite, un champ aride a ma gauche, et quelques ouvriers et un bulldozer au loin devant. MAIS MAIS MAIS, dans ce champ aride sus-mentionné, un petit mur en terre, de 4 metres de haut, qui serpente a l'infini. Le Mur est en sérieux état de décomposition par bouts, et semble plutot etre le Great Pile Of Dust Of China. Pas surprenant qu'il y ait si peu de tourisme...
Mais j'aime ca de meme.
Sérieux... pas de prix a payer, pas de foule, juste l'authentique Mur tel qu'il a été construit il y a des centaines d'années, et dans un paysage magnifique. Je trouve une place ou grimper dessus, pas facile, et je tombe 2-3 fois a mi-escalade, tsé, apres tout c'est un mur qui a été construit pour arreter des troupes de vaillants Mongols. J'ai dans mon satchel une bouteille de vin rouge (de marque Great Wall, bien sur) que je sirote en savourant la tranquillité de cet instant. J'en ai aussi profité pour faire le bilan de ces derniers mois et de ma vie en général... plutot positif!
Je retourne vers la route, grimpe une montagne plutot élevée, avant de la redescendre laborieusement. De retour a la route apres... une longue marche, je sors mon pouce, et le deuxieme char s'arrete a la vue de ce Blanc étrange et saoul, pas de chandail et les shorts pleines de terre. C'est la 3e fois je fais du pouce en Chine, hey, je vais commencer a considérer ce moyen de transport comme viable!
La je dois bin taper depuis 6 heures de temps, et bien que l'internet soit quasiment gratuit, je commence a etre tanné et affamé un peu moi-la... Je vais me trouver de quoi a faire d'ici mon train a 21h50.
A suivre! Bonne St-Jean a tous!
1 commentaire:
Eh ben, t'as vu un boute du mur qu'aucun autre touriste a la chance de voir! Petit moment d'introspection?
Moi j'ai aussi eu la question "mais qu'vas-tu foutre là?" par mes potes français quand j'ai dis que me destination pré-retour serait la Roumanie et la Bulgarie. À mon avis, faut être cave pour aller se crisser au milieu de Rome ou Athènes dans grosse chaleur de Juillet et en pleine saison touristique...
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