J’ai fait un rêve bizarre cette nuit. En fait, je fais pas mal souvent des rêves bizarres, mais peu sont encore gravés dans ma mémoire précisément comme celui-là, le matin venu. Pop-psychologues, amusez-vous à le déchiffrer.
Je suis dans un Couche-Tard québécois et il fait noir dehors. Je vois les affiches sur les murs en français (je ne me souviens plus de ce qui était écrit dessus), les racks à chips, les frigos à bière cadenassés, la machine à Sloche. Je suis confus un peu, comme lors d’un long roadtrip de nuit, quand on vient de se réveiller dans le char, qu’on entre dans le dépanneur acheter un snack et retourner s’assoupir pendant que l’autre conduit.
Je me souviens juste de quelques bribes ensuite. J’achète quelque chose, je ne me souviens plus quoi, et je paye avec un 5 $. Je reçois 3.30 $ de change, et ensuite je retourne et examine les pièces de monnaie une à une avec curiosité. Ah et je me souviens aussi que dans le rêve, la commis est pas mal jolie.
À date c’est plutôt anodin, mais ensuite vient la partie du rêve que je ne comprends pas du tout.
Je ne sais pas avec qui je suis, mais chose sûre quelqu’un m’accompagne et m’attend à la porte du dépanneur. Je vais le/la rejoindre, et ensuite je dis « Attends une minute » et je retourne au comptoir question d’acheter du fromage en grains. J’assume que l’autre personne n’est pas originaire du Québec, puisque dans mon rêve, la raison pour laquelle je voulais acheter du fromage en grains était pour lui faire découvrir.
Je me rends au comptoir et je choisis un des petits sacs de fromage dans un présentoir en osier. Il n’y a pas de prix dessus. La fille derrière le comptoir pèse le petit sac, imprime une étiquette autocollante et l’appose dessus. Elle me dit une phrase que je ne comprends pas. Je lui demande, gestuellement, de répéter. Elle me montre du doigt le prix sur le petit sac, c’est 3.78 $. Je fouille dans mon porte-feuille pour du change, j’en ai une substantielle poignée de différentes devises, toutes mélangées. Je trie les pièces de monnaie canadiennes et je les compte minutieusement, en les examinant presque toutes pour savoir combien vaut chacune, ce qui fait que j’ai l’air fucking touriste. Ça prend du temps et un silence inconfortable s’installe entre la commis et moi, les seuls dans le magasin à cet instant tardif.
Je finis par conclure que j’ai juste 3.30 $ sur moi puisque j’avais seulement le 5 $ au départ. Je demande à la commis si je peux avoir un autre des sacs plus légers du présentoir. Elle hausse les épaules et fait non de la tête avec un sourire pincé, universellement reconnu comme n’étant pas un signe de refus mais bien un hochement de tête signifiant « Je comprends pas ce que tu dis ». Je me retourne vers la porte afin de demander à l’autre personne avec moi si je peux lui emprunter 48 cennes, mais il/elle est déjà parti et m’attends probablement dehors. Je bredouille des excuses poches à la commis, je dépose le sac de fromage dans le présentoir et je quitte les lieux.
Coudon, ça fait-tu si longtemps que chus parti?
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
1 commentaire:
Hum... Je crois bien que... Oui! Ça fait trop longtemps que t'es parti! Non, sérieusement, ça a probablement à voir avec le contexte écono-animique mondial et avec le fait que tu constatais, dernièrement, une augmentation de ton salaire due à la baisse du $ canadien... Et la difficulté de communiquer avec la jolie commis(dommage, quand même!) vient probablement du nombre incroyable de jokes selon lesquelles tu finiras par ne plus parler un mot de français... Enfin, voilà pour ma psychanalyse à 5 cents...
Enregistrer un commentaire